1800

Fondation du petit séminaire collège à St Symphorien de Mahun ou institution Actorie sous l’impulsion de Mgr Aviau du bois de Sanzay.

Sept. 1802

L’Institution Actorie s’installe à Annonay dans  les bâtiments de l’ancien couvent des cordeliers.

26 Nov 1802 

L’Institution Actorie est érigée en école secondaire.

1808 

Création du pensionnat Sainte Barbe près du château  d’Annonay, pour le logement des élèves  séminaristes alors que les effectifs augmentent.

1812

Ouverture de l’externat Sainte Claire pour accueillir les enfants de condition modeste où l’on enseignera aussi la tenue des livres de comptes. C’est la première école commerciale.

25 Juillet 1821

La municipalité met, gratuitement, à la disposition du collège,  les bâtiments des Cordeliers à condition d’accueillir des externes.

21 Nov. 1822

Dix professeurs du collège fondent l’association des prêtres de St Basile.

1852

L’association des prêtres devient communauté religieuse.

1867

Les basiliens quittent les cordeliers à la suite des  terribles inondations du 22 octobre 1865 et s’installe sur la colline Saint Denis où ils ont acquis le bâtiment édifié par les religieuses du Sacré Coeur. Elles l’avaient fait construire pour servir de pensionnat pour leur école de jeunes filles de la montée du Savel.

1903

A la suite de l’interdiction d’enseigner faite aux congrégations, les basiliens sont expropriés et le collège est fermé.
Une association d’anciens élèves rachète les bâtiments au nom du diocèse de Viviers.

1905

Trois Basiliens, officiellement reconnus comme des prêtres diocésains, ouvrent de nouveau le collège.

Septembre 1914

Le collège devient l’hôpital auxiliaire bénévole n°35bis pour accueillir jusqu’à 250 blessés rapatriés du front. Plus de 2000 seront soignés jusqu’en 1919. Les pensionnaires seront alors logés à l’extérieur.

1956

Les pères Basiliens reprennent la direction du collège dont le père Robert est nommé directeur.

1960

Fermeture des classes primaires au collège.

1971

Création de l’Intercollège St Denis; la scolarité au collège s’arrête désormais en 3ème (en juin 71, 244 élèves fréquentaient les classes de seconde, première et terminale).

1983

M.Philippe Etienne est nommé directeur ( premier laïc).

2001

M. Philippe Degrey est nommé directeur par les pères Basiliens, autorité de tutelle.

2012

M. Michaël Bouvier est nommé directeur par les pères Basiliens, autorité de tutelle.

Marie Hélène Reynaud

Quelques chiffres

1950 : 172 élèves(39 en primaire 82 internes)
1954 : 200 élèves (28 en primaire)
1966 : 303 élèves (1 fille, 120 internes)
1970 : 509 élèves  ( 131 filles)
1971 : 503 élèves (70 internes)
1979 : 640 élèves (29 internes et  220 filles)
2001 :  662 élèves
2009 :  733 élèves.

L’histoire du Collège d’Annonay reste intimement liée à celle de la Communauté de Saint Basile. C’est vers ces « Messieurs de Saint Basile » que se tournent plus d’un Évêque pour la fondation ou la continuation de certaines œuvres d’éducation : le Collège de Privas (1828), les Petits Séminaires de Vernoux (1844), de Bourg Saint Andéol (1846), d’Aubenas (1852). On a même entrepris la direction du Collège de Feyzin dans l’Isère (1827). C’est beaucoup pour une petite communauté qui ne comptait qu’un vingtaine de prêtres pendant les trente premières années de son existence.
  Un ancien élève du Collège, Monseigneur de Charbonnel, nouvel Évêque de Toronto, Canada, a mis la main sur le Père Patrick Molony, professeur d’anglais au Collège d’Annonay. Le Père Molony va exercer son ministère auprès des catholiques irlandais à Toronto, ville où en 1852 sera fondé le
Collège Saint Michel  par le Père Jean Mathieu Soulerin d’Annonay et trois jeunes confrères. C’est alors une période d’expansion dans les deux mondes, le Collège d’Annonay restant toujours l’état-major pour ainsi dire des Basiliens, la Maison-Mère, le point de départ pour les missions à l’étranger.  Catastrophe ! Le 22 octobre 1865, à la suite de pluies torrentielles, l’eau de la Deume a inondé la Place des Cordeliers à Annonay, endommageant les fondations de l’ancien Collège. Il fallait déménager. Les Pères ont choisi la belle maison sur la colline Saint Denis abandonnée par les Dames du Sacré-Cœur, le site actuel du Collège du même nom. Le rayonnement de l’apostolat des Pères Basiliens éducateurs continuait.  Par une série de lois rigoureuses (1901-1903), le gouvernement a supprimé « les Congréganistes », expropriant leurs écoles et collèges. Le Collège du Sacré-Cœur est resté fermé (1903) jusqu’à son rachat (1905), au nom du diocèse de Viviers, par les anciens élèves.

En 1956, les Pères Basiliens ont repris la direction du Collège du Sacré-Cœur. Un bel avenir semblait s’ouvrir, pourtant pas tout à fait celui que prévoyaient les Pères. Faute de vocation et donc de relève dans l’enseignement, ces derniers devaient à la longue prendre leur retraite l’un après l’autre, à la maison Saint Joseph. Ils laissent ce beau travail à des professeurs laïcs à la fois qualifiés et convaincus, on l’espère, du caractère sacré de leur tâche. Ceux d’entre nos lecteurs qui ont étudié l’Histoire de l’Eglise en France du début du vingtième siècle comprennent très bien que la mission des Pères dans les autres Institutions nommées ci-dessus, est passée à d’autres ou a disparu complètement. Et l’Amérique ? L’influence des Pères Basiliens s’est fait sentir au Canada, aux États-unis, au Mexique et tout dernièrement en Colombie, surtout dans des collèges, universités, paroisses, aumôneries. Mais là aussi, comme en France, on peut dire avec Notre Seigneur Jésus-Christ : « La moisson est abondante, mais les ouvriers sont peu nombreux. Prions le Maître de la moisson qu’il envoie beaucoup d’ouvriers, de bons ouvriers, dans sa moisson ». Il écoutera, car après tout, Il a toujours besoin des hommes.

R.P. Kevin Kirley Toronto, le 20.09.2001